Traitement du TDAH et du déficit d'attention à Montréal | PSYSOL
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Traitement du TDAH et du déficit d’attention

Déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité/(TDA/TDAH)


Qu’est-ce que le TDA/TDAH ?

 

Le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité est l’un des problèmes les plus communément diagnostiqués dans l’enfance, affectant en moyenne 8 à 11 % des enfants d’âge scolaire. Les symptômes principaux sont l’inattention, l’hyperactivité et l’impulsivité. Une personne normale peut occasionnellement présenter de la difficulté à rester assise, à porter attention ou à contrôler des comportements impulsifs, mais dans le TDAH, ces symptômes sont si persistants, intenses et présents dans différentes situations qu’ils affectent négativement le fonctionnement quotidien.

Les symptômes du TDA/TDAH peuvent affecter le fonctionnement cognitif, académique, comportemental, émotionnel et social. En général, les symptômes apparaissent avant l’âge de 7 ans et causent des problèmes fonctionnels significatifs aussi bien à la maison qu’à l’école, ou dans le milieu du travail chez les adultes. Un à deux tiers des enfants avec TDAH continuent à présenter des symptômes significatifs à l’âge adulte.

 

Le diagnostic est parfois difficile à faire en raison des frontières floues avec d’autres comportements, non nécessairement pathologiques, comme le manque d’encadrement à la maison ou les réactions à un environnement défavorable. Le TDAH doit aussi être distingué d’autres pathologies de l’enfance comme l’oppositionnisme, par exemple.

 

Il est possible que le TDAH soit associé à d’autres troubles du comportement, de l’apprentissage ou dans d’autres sphères. Une évaluation neuropsychologique complète permet en général de mettre en évidence les différents troubles ou déficits associés.

 

Le traitement précoce peut améliorer significativement les les signes du TDAH, réduisant ainsi les complications et permettant une meilleure adaptation sociale et une bonne performance scolaire ou professionnelle. Le climat familial s’en trouve également détendu, de même que le climat social ou professionnel.

Les symptômes du TDA/TDAH

Inattention

  • Difficulté à être attentif de façon soutenue à une tâche ou une activité particulière. Cependant, l’enfant peut arriver à mieux contrôler son attention s’il a un grand intérêt pour cette activité (ex. : jeux vidéo) ;
  • Erreurs fréquentes d’inattention dans les devoirs scolaires, les travaux ou les autres activités ;
  • Manque d’attention aux détails ;
  • Difficulté à commencer et à terminer ses devoirs ou ses autres tâches ;
  • Tendance à éviter les activités qui nécessitent un effort mental soutenu ;
  • Impression que l’enfant ne nous écoute pas lorsqu’on s’adresse à lui ;
  • Difficulté à retenir les consignes et à les appliquer, bien qu’elles soient comprises ;
  • Difficulté à s’organiser ;
  • Tendance à être très facilement distrait et à faire des oublis dans la vie quotidienne ;
  • Perte fréquente d’objets personnels (jouets, crayons, livres, etc.).

Hyperactivité

  • Tendance à remuer souvent les mains ou les pieds, à se tortiller sur sa chaise ;
  • Difficulté à rester assis en classe ou ailleurs ;
  • Tendance à courir et à grimper partout ;
  • Tendance à parler beaucoup ;
  • Difficultés à apprécier et à s’intéresser à des jeux ou à des activités calmes ;
  • Ces symptômes sont moins évidents et plus subtils chez l’adulte.

Impulsivité

  • Tendance à interrompre les autres ou à répondre à des questions qui ne sont pas encore terminées ;
  • Tendance à imposer sa présence, à faire irruption dans les conversations ou les jeux ;
  • Difficulté à attendre son tour ;
  • Caractère imprévisible et changeant ;
  • Sautes d’humeur fréquentes.

Symptômes chez l’adulte

Chez l’adulte, les principaux symptômes que sont l’inattention, l’hyperactivité et l’impulsivité s’expriment différemment. L’adulte atteint de TDAH mène une vie plutôt chaotique, mais il présente moins d’hyperactivité physique que durant l’enfance. L’immobilité génère une tension interne et de l’anxiété. Il recherche souvent des sensations fortes (par exemple, dans les sports extrêmes, la vitesse, les drogues ou le jeu compulsif). Il peut avoir une faible capacité de concentration, de la difficulté à s’organiser au quotidien et à long terme, une difficulté à terminer des tâches, des sautes d’humeur, un caractère colérique et impulsif (s’emporte facilement, prend des décisions impulsives), une faible estime de soi, de la difficulté à gérer le stress, de la difficulté à tolérer la frustration ou encore peu de stabilité, tant dans la vie de couple qu’au travail.

 

Traitement

Une fois le diagnostic établi, un plan d’intervention personnalisée est proposé et peut inclure :

    • Des mesures adaptatives à l’école et de l’aide aux parents pour gérer les symptômes dans les cas légers ;
    • Une psychothérapie si les mesures adaptatives ne suffisent pas ;
    • Une médication si l’impact des symptômes est très significatif sur le fonctionnement, ou une fois les autres interventions n’ont pas donné l’effet escompté ;
    • Une thérapie de groupe pour les parents et les enfants pour augmenter leurs habiletés à gérer les symptômes et à vivre en harmonie.

 

 

De manière générale, la médication est la plus efficace à court et moyen terme, mais une fois cessée, tous les symptômes réapparaissent rapidement. Il ne s’agit pas d’un traitement curatif, mais seulement palliatif. La médication peut également s’accompagner d’effets secondaires parfois significatifs. La psychothérapie donne des effets moins rapides, moins spectaculaires que ceux de la médication ; mais les effets bénéfiques obtenus sont durables et sans effets secondaires.

 

D’autres traitements alternatifs existent. De ces traitements, le neurofeedback semble le plus prometteur. Ce dernier est controversé dans la communauté scientifique. L’association des psychologues des États-Unis le considère très efficace avec le plus haut niveau de preuve scientifique ; l’association des pédiatres américains est du même avis. Cependant, au Canada et même aux États-Unis, les associations des psychiatres considèrent que les données disponibles sur le neurofeedback ne permettent pas encore d’en faire une recommandation thérapeutique pour le TDAH.

 

Chez Psysol nous avons conçu un programme spécifique pour le TDAH qui est simple et intégratif. Tous les patients qui nous sont référés sont évalués par le psychiatre; seuls ou avec des membres de leurs familles. Suite à cette évaluation, le psychiatre précise le diagnostic et fait des recommandations au médecin référent en général à la première ou à la deuxième rencontre. Il peut également demander des examens, des tests, des évaluations complémentaires par d’autres professionnels (neuropsychologues, orthopédagogues ou autres) pour compléter l’évaluation si c’est nécessaire. Il peut aussi assurer le suivi dans les cas compliqués jusqu’à ce que l’état du patient soit suffisamment stabilisé.

 

Nos offrons des tests simples, peu onéreux et valides pour l’aide au diagnostic et nous offrons des traitements médicamenteux, psychothérapiques, et de l’entraînement par neurofeedback dans certains cas.

Pour toutes informations ou prises de rendez-vous, n’hésitez pas à nous contacter